Les priorités 2025 de
#DemainLaPresse
Lancé en 2017 pour fédérer, valoriser et promouvoir le média presse, le mouvement #DemainLaPresse prend un nouveau départ, en s’appuyant sur les résultats d’une étude ad-hoc réalisée auprès de 500 professionnels.

Stéphane Bodier, directeur général de l’ACPM, à l’origine du mouvement #DemainLaPresse

Après sept ans d’existence, le mouvement #DemainLaPresse a voulu connaître et évaluer sa notoriété et la perception qu’en ont les éditeurs et le marché publicitaire, en interrogeant plus de 500 personnes, représentants d’agences, d’annonceurs, d’éditeurs de presse, de régies, de membres de l’interprofession, sans oublier des étudiants. « L’objectif était d’obtenir des retours, à la fois quantitatifs et qualitatifs, tant en termes d’image que de connaissance et d’appréciations sur l’ensemble de nos activités, c’est-à-dire nos formations, nos événements et nos études », nous explique Stéphane Bodier, le directeur général de l’ACPM à l’origine du projet.
Premier enseignement de l’étude, #DemainLaPresse est connu et reconnu auprès des agences, des régies, de groupes d’étudiants, d’éditeurs et de l’interprofession. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : globalement, 65,8 % des personnes interrogées déclarent connaître le mouvement. Chez les éditeurs et les médias, le taux de notoriété atteint même 92 %, juste devant les régies (88 %) et les agences (84 %). Les étudiants arrivent loin derrière, mais avec 56 % de notoriété, #DemainLaPresse est loin de leur être inconnu. « Les communications de l'ACPM, notamment via le site Internet et les réseaux sociaux, constituent la principale source de connaissance (33 %), suivie par les communications spécifiques au mouvement (30 %), souligne Marie Stoffel, responsable de la communication de l’ACPM et cheville ouvrière du projet. Les autres sources de connaissance sont les offres de formation qui se transmettent via les professeurs pour les étudiants et via l’entreprise et les collègues pour les professionnels ». Cette activité a connu un bel essor, puisque #DemainLaPresse vient tout juste de passer le cap des 1 000 certifiés (sur les 1500 qui ont téléchargé l’application depuis son lancement).
Des contenus jugés modernes et de qualité
51 % des connaisseurs associent #DemainLaPresse à des formations, suivi par des événements (29 %) et des études (19%). « Les contenus proposés sont respectivement compréhensibles, utiles, de qualité, modernes et innovants, poursuit-elle. 60 % des connaisseurs en sont satisfaits ». Logiquement, les perceptions diffèrent selon les cibles interrogées : les étudiants connaissent plus les formations, les professionnels d’agences les événements (grâce aux journées organisées au sein des agences médias), et les régies les études.
La dernière, dont les résultats ont été présentés avant l’été, étaient centrée sur l'attention, pour illustrer comment la presse capte et maintient l'attention des lecteurs. « Un élément crucial pour la conversion et la fidélisation », souligne Stéphane Bodier, qui rappelle que l'ensemble des études publiées ces dernières années pour démontrer l'impact et l'efficacité du média dans le cadre du funnel de conversion, ont porté sur des thématiques aussi variées que la notoriété, le branding, la confiance, la qualité de l'expérience, la mémorisation ou encore la performance (cf. l’encadré cicontre).
Vers une plus grande utilisation de l’IA
Forts de ces résultats, #DemainLaPresse va accélérer son action pour toucher davantage de personnes dans le cadre de ses formations. Les vingt-six modules existants vont être mis à jour et de nouveaux seront créés autour de nouvelles thématiques, notamment un module sur la presse comme vecteur de la liberté d’expression, imaginé avec Reporters sans frontières.
Un partenariat avec l’Education nationale va aussi permettre d’intégrer la formation dans le programme officiel du BTS communication (potentiellement 5 000 étudiants) et des négociations sont en cours pour insérer une partie des modules dans le parcours d’intégration des nouveaux collaborateurs (chez les éditeurs et en agences). « Nous allons aussi accroître le nombre de journées agences pour renforcer les liens avec les régies et réaliser de nouvelles études pertinentes pour sensibiliser les annonceurs à l’importance du média presse et encourager un investissement accru », ajoute Marie Stoffel.
Mais la grande nouveauté 2025 sera l’utilisation de l’intelligence artificielle pour améliorer l’expérience utilisateur sur le site de #DemainLaPresse. « Nous allons créer un chatbot, un outil capable de répondre à toutes les questions sur la publicité dans la presse », révèle Stéphane Bodier. L’IA sera aussi utilisée par l’ACPM pour ses études d’audience.
|| Dates clés ||
Depuis son lancement en 2017, #DemainLaPresse a multiplié les initiatives et les lancements. 2017. Lancement de la campagne de communication et de la formation #Goodmorning la presse. 2018. Sortie de la première édition de La preuve, et création des journées en agences. 2019. Développement des journées en agences et organisation de l’Observatoire de la presse et des médias. 2020. Création du site dédié à ses activités et de l’application. 2021. Organisation du premier festival de la presse et publication d’une étude sur la confiance dans les médias et d’une étude sur l’efficacité avec Ekimetrics. 2022. Nouvelles mobilisations en agences et publication d’une étude sur l’efficacité médias sur le search, mais aussi d’études spécifiques avec CSA (papier et digital) et Kantar (importance de la presse dans les arbitrages politiques et le sport et la presse). 2023. Publication de nouvelles études (média et climat, la presse et la place des femmes aujourd’hui, la presse et la beauté). 2024. Publication d’études sur l’attention en presse et les leviers de confiance dans les médias. Et lancement de la campagne La presse et vous.